© Thomas AmourouxQuarante ans après sa création à Broadway, Olivier Py adapte la comédie musicale « La Cage aux folles » avec Laurent Lafitte dans le rôle de Zaza. Après un succès triomphant au Théâtre du Châtelet, la troupe se produit à la Seine Musicale cet automne. On a vu le spectacle et voici 3 raisons pour lesquelles il faut vite l’applaudir !
1 > C’est un sujet qui n’a pas pris une ride
1973. Jean Poiret et
Michel Serrault jouent dans La Cage aux folles . Cette pièce de théâtre, mise en
scène par Pierre Mondy, aborde le sujet alors tabou de l’homosexualité : on
y découvre un couple d’hommes d’âge mûr, tenanciers d’un cabaret, qui ont élevé
un fils ensemble. Aujourd’hui adulte, celui-ci doit présenter ses deux pères à
sa future belle-famille ultraconservatrice. Le spectacle fait parler… car c’est
un carton. La comédie, jouée près de 2 000 fois avant d’être adaptée au
cinéma en 1978, connaîtra même deux suites.
En 1983, les Américains se saisissent de la trame et
montent une comédie musicale à Broadway, The Birdcage . Multiprimée, celle-ci
devient une ode à la diversité. Et c’est donc cette adaptation que le
directeur du Théâtre du Châtelet (Paris Centre), Olivier Py, a traduite, mise
en scène et modernisée. En 2025, les questions de l’homoparentalité et des
droits LGBTQIA+ apportent, ici, une autre lecture.
2 > C’est un rôle… scintillant pour Laurent Lafitte
Laurent Lafitte est Zaza ! Le
comédien est entré dans la peau de cette meneuse de revue extravagante à la
joie communicative. Au côté de celui qui interprète son amant Georges (le
chanteur lyrique Damien Bigourdan), il déploie de nouvelles facettes de son
jeu : sens du burlesque, danses chorégraphiées, chants, interactions avec
le public et sourire éclatant. On rit autant devant ses numéros flamboyants que
face à la vulnérabilité de son personnage. Une énergie follement communicative
qui nous donnerait presque envie de fredonner dans le métro en rentrant !
Laurent Lafitte dans « La Cage aux folles », au Théâtre du Châtelet (Paris Centre). ; Crédits : Thomas Amouroux
« La Cage aux folles », au Théâtre du Châtelet (Paris Centre). ; Crédits : Thomas Amouroux
3 > C’est un spectacle jubilatoire
D’abord, il y a la mise en scène grandiose : une
centaine de costumes éclatants, des dizaines de chorégraphies débridées, de
l’humour insolent et des musiques entraînantes. Sans compter les décors qui
impressionnent : tantôt, on est sur la scène de La Cage aux folles avec ses
danseurs – Les Cagelles –, tantôt, dans les coulisses du cabaret, où se tissent
des drames. On rit beaucoup, on admire les numéros de cabaret, mais on
applaudit surtout l’idée d’être « enfin soi » dans un monde qui ne le
permet pas toujours.
À la fin des deux heures quarante de spectacle, la foule,
happée, se lève pour cette superbe production qui fait honneur à la scène
parisienne. Après ça, vous ne direz plus jamais : « C’était quand
même mieux à Broadway ! »
É léonore V.
Source : Que faire à Paris · Ville de Paris · ODbL 1.0
Données récupérées le 07/10/2026 · Mise à jour du producteur : 18/05/2026
Les informations peuvent évoluer. Vérifiez les conditions avant de vous déplacer.
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